20.11.2009

Caster Semenya peut encore courir en tant que femme

Le ministre sud-africain des Sports a estimé jeudi que Caster Semenya pouvait encore participer à des compétitions sportives en tant que femme, après une polémique sur son identité sexuelle depuis son titre de championne du monde en août dernier.

Le ministère des Sports a annoncé jeudi que Caster Semenya, 18 ans, conservera son titre et sa médaille obtenu à Berlin quel que soit le résultat des tests sur son genre sexuel, qui seront maintenus secrets en accord avec la Fédération internationale d'athlétisme (IAAF).

"Parce que Caster est innocente de tout délit, elle conservera sa médaille d'or, son titre de championne du monde du 800 m (et) son prix", a-t-il précisé.

L'IAAF avait décidé le 19 août, juste avant la finale du 800 m dominée de bout en bout par Caster Semenya, de nommer un groupe d'experts pour enquêter sur le genre de l'athlète prodige, dont la morphologie et l'apparence semblent très masculines.

Cette décision et ses développements avaient scandalisé l'Afrique du Sud.

Il a par ailleurs été convenu que les résultats des examens scientifiques menés sur la championne seraient traités comme "un sujet confidentiel entre patient et médecin".


Il n'y aura donc aucune annonce publique sur ce qu'aura trouvé le groupe de scientifiques.

Appel : pour une Semaine de lutte contre l'homophobie à l'école

Franck Chaumont, l'auteur du livre récent "Homo ghetto : gays et lesbiennes dans les cités. Les clandestins de la République", interpelle le ministre de l'Education dans une lettre ouverte publiée par Le Monde.
"Monsieur Chatel, avez-vous entendu les cris de détresse de jeunes filles et garçons homosexuels vivant dans les cités qui se sont exprimés dans des livres et dans la presse depuis le mois d'octobre ?", demande le journaliste.

Franck Chaumont rappelle au ministre les conditions d'existence des homos de banlieue : "astreints au mensonge et la schizophrénie liés à leur double vie et à la peur d'être démasqués".

Il décrit des cités "où l'hypervirilité et le machisme sont des valeurs suprêmes" et où l'homosexualité reste considérée comme une "déviance qu'il convient de rejeter, de bannir", voire de "punir".

Si l'homophobie n'est pas le seul apanage des cités, les agressions homophobes y sont "d'une violence morale et physique supérieure à celles subies dans d'autres territoires et proviennent pour la plupart de l'entourage immédiat des victimes", écrit Franck Chaumont qui tourne ses espoirs vers l'éducation nationale qui est, pour lui, "le cadre adéquat à la pédagogie du respect et de la lutte contre l'ignorance".

"Or, dit-il, la question de l'homosexualité est la grande absente de l'éducation nationale. En dépit de circulaires alibis".

Franck Chaumont appelle à "une véritable lutte contre l'homophobie" avec le concours des enseignants et des associations LGBT au sein des établissements scolaires.

Il suggère au ministre une "semaine de lutte contre l'homophobie" à l'image de la semaine d'éducation contre le racisme.

Mis en ligne le 20/11/2009 par E-llico


C'est un cri poussé depuis de nombreuses années avant même la publication de ce livre choc . A la gouverne du gouvernement actuel , et ce déjà du temps du décrié Darcos , la lutte contre l'homophobie est inscrite dans les textes : aux profs de s'en emparer ...mais sans formation et pas plus ouverts que la moyenne sur la question , ceux/celles ci estimeront que c'est là une charge supplémentaire de travail qui s'ajoute à des missions de plus en plus lourdes ! Les campagnes d'affichage - tardives - en lycées et en universités ne suffisent pas : le mal est déjà fait ...

19.11.2009

Pensée du soir, bonsoir

"Un blog, c’est comme un très très gros mégaphone, pour dire n’importe quoi, mais à plein de gens d’un coup.".

Pénélope Jolicoeur

François Bayrou plaide pour une approche positive du droit des homosexuels

Le président du Mouvement démocrate (MoDem) François Bayrou, a plaidé mercredi pour "une approche positive du droit des homosexuels à vivre une vie de couple reconnue devant la loi".

"Les sociétés évoluent et les gens aussi" comme "mon regard sur la reconnaissance du droit des homosexuels à vivre une vie de couple reconnue devant la loi. Je trouve qu'il faut avoir une approche positive de ce point de vue là", a expliqué l'ancien candidat à l'élection présidentielle sur la chaîne Public Sénat.

Interrogé sur le PaCS, le patron du MoDem s'est dit "favorable à l'idée de l'égalité des droits entre couples constitués devant la loi": "Je suis favorable à l'égalité des droits fiscaux, sociaux et en matière de succession. Je trouverais tout à fait normal et possible que l'on ait une signature en mairie", a-t-il expliqué.

Concernant l'adoption, le leader centriste a expliqué n'avoir jamais compris "la discrimination qui est exercée par quelques uns sur ce droit là".

"En France, les célibataires ont le droit d'adopter. Si les célibataires ont le droit d'adopter, je ne reconnais pas aux pouvoirs publics la faculté d'aller scruter dans leur vie personnelle (...) la vie intime de quelqu'un ne regarde pas l'Etat, donc je suis contre cette discrimination", a-t-il dit.

"Lorsque deux personnes vivant en couple élèvent un enfant ensemble, il faut que soit reconnu un lien entre ces deux personnes et l'enfant", a fait valoir François Bayrou

"Voilà pourquoi j'avais défendu une idée qui était, ce qu'on appelle l'adoption simple, qui était la faculté d'inscrire dans la reconnaissance publique, ultérieurement, en cas de mort, d'accident ou de séparation, un lien entre les deux personnes qui élèvent cet enfant", a rappelé François Bayrou en expliquant qu'il suffirait "d'une simple modification législative pour que l'adoption simple n'interrompt pas les droits du parent qui avait les droits parentaux précédents

Source : E-llico

Arkansas : un écolier refuse de prêter allégeance au drapeau américain en raison de la discrimination des gays

Will Philips, un écolier américain de 10 ans refuse de prêter allégeance au drapeau américain tant que les gays n'auront pas les mêmes droits que les autres citoyens de son pays.

 
Le garçon, originaire de l'Arkansas, estime que contrairement à ce qui stipule le serment au drapeau, "il n'y a vraiment pas de liberté et de justice pour tous" puisque "les gays et les lesbiennes ne peuvent pas se marier".


Les réactions à son attitude ne se sont pas fait attendre et l'écolier affirme avoir été traité de "pédé" dans son établissement par ses camarades.