03.11.2009
Le prix Goncourt à Marie NDiaye
Le prix Goncourt a été attribué ce lundi à Marie NDiaye pour Trois femmes puissantes (Gallimard) .
Marie NDiaye est la première femme a obtenir le Goncourt depuis 1998.
Marie NDiaye, née en 1967 dans le Loiret d'un père d'origine sénégalaise et d'une mère française, a publié à 18 ans son premier roman, Quant au riche avenir (1985).
Remarquée par Jérôme Lindon des éditions de Minuit, elle abandonne ses études pour se consacrer à l'écriture et enchaîne depuis romans et recueils de nouvelles. Une vingtaine en 23 ans, parus pour l'essentiel chez Minuit puis chez Gallimard. Comédie classique (1988), La femme changée en bûche (1989), La sorcière (1996)...
Romancière atypique, tour à tour féministe, engagée, elle surprend par l'étrangeté de ses récits. Prix Femina en 2001 pour Rosie Carpe, elle entre en 2003 au répertoire de la Comédie-Française avec Papa doit manger.
Trois femmes puissantes regroupe trois récits dont les héroïnes résistent pour préserver leur dignité, entre la France et l'Afrique .
Source : Libération
12:28 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Quand les footeux homophobes dérapent
Petit florilège de dérapages homophobes dans le foootîîball :
«L’homosexualité est une manière de vivre à la mode. Mais devant Dieu et pour la Bible, c'est un péché... Peu m'importe si on me taxe d'extrémiste.» Nicolas Legrottaglie défenseur de la Juventus et catholique fervent qui souhaite arriver vierge au mariage.
«Il n’y aura pas un seul pédé dans mon équipe. Et si, d’aventure, l’un d’entre eux tentait de passer entre les mailles du filet, je saurais le repérer.» Otto Baric, sélectionneur de la Croatie à l’Euro 2004)
«Dans les attitudes je n'ai jamais vu quelqu'un qui ressemblait de près ou de loin avec des manières de quelqu'un du coté obscure de la force [sic]». David Ginola sur le plateau du Grand Journal en 2005.
«Je suis parti de France parce que je vivais au milieu d’un grand nombre de pédés. [...] Je préfère jouer avec un drogué qu’avec un pédé», Edouardo Berrizo, défenseur argentin passé par Marseille de 1999 à 2000.
«Un joueur homosexuel ne doit pas être dans un groupe professionnel. Il existe certaines normes qui doivent être sauvegardées!» Jorge Fossati sélectionneur de l’Uruguay de 2002 à 2004.
«On va les enculer, ces pédés de Nîmois!» SMS de Laurent Nicollin adressé à un supporter de Montpellier le 29 octobre 2008.
«Je crois que, parmi les joueurs, il n'y a pas d'homosexuels. En 40 ans de carrière, je n'en n'ai jamais rencontré et on ne m'en a jamais parlé.» Marcello Lippi, sélectionneur de l’équipe d’Italie.
«Pape Diouf, tes initiales te vont si bien». Banderole des supporters lyonnais adressés au président de Marseille Pape Diouf, le 14 décembre 2008.
«Kébé, on n'est pas racistes, la preuve: on t'encule». Banderole des supporters bastiais adressée à l’attaquant burkinabais de Libourne le 22 février 2008.
«Le rose ne me plaît pas, parce qu'en France c'est la couleur des gays.» Didier Deschamps alors entraîneur de la Juventus au sujet des maillots roses du club turinois.
Source : 20 minutes
11:43 Publié dans Infos | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
02.11.2009
Londres : 10.000 personnes contre les agressions homophobes
Près de 10.000 personnes se sont réunies sur Trafalgar square à Londres vendredi soir pour une veillée dénonçant l'augmentation des agressions homophobes en Grande-Gretagne.
Cette manifestation faisait suite à l'assassinat récente d'un homosexuel de 62 ans, Ian Baynham, dans la capitale, le 25 septembre, alors qu'il se rendait à l'exposition consacrée aux Gay Icons à la National Gallery et à la violente agression de James Parkes, un policier stagiaire, il y a une semaine à Liverpool.
Des rangées de bougies inscrivant le slogan "No To Hate" (Non à la haine) ont été dressées et deux minutes de silence ont été observées avant plusieurs interventions de militants LGBT.
Un certain nombre de politiciens et de représentants ont assisté et parlé de l'importance de la lutte contre les crimes haineux.
Un message de soutien du Premier ministre britannique Gordon Browns a été lu lors de la soirée.
Dimanche, 1.500 personnes se sont retrouvées à Liverpool près du lieu de l'agression où un policier gay a été attaqué une semaine plus tôt pour une veillée sur le même thème.
Source : E-llico
16:23 Publié dans Infos | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Des mots aux maux
A l'origine, garce était tout simplement le féminin de gars, aucune connotation négative.
De même compère et commère : masculin et féminin du même mot.
On voit ici combien des mots féminins ont pris un sens négatif, reflétant la mysogynie de la société française , n'est t-il pas vrai ?
Karine
16:19 Publié dans Loisirs | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Condition féminine
Homme, es-tu capable d'être juste ? C'est une femme qui t'en fait la question ; tu ne lui ôteras pas du moins ce droit. Dis-moi ? Qui t'a donné le souverain empire d'opprimer mon sexe ? Ta force ? Tes talents ? Observe le créateur dans sa sagesse ; parcours la nature dans toute sa grandeur, dont tu sembles vouloir te rapprocher, et donne-moi,
si tu l'oses, l'exemple de cet empire tyrannique.
Remonte aux animaux, consulte les éléments, étudie les végétaux, jette enfin un coup d'oeil sur toutes les modifications de la matière organisée ; et rends-toi à l'évidence quand je t'en offre les moyens ; cherche, fouille et distingue, si tu peux, les sexes dans l'administration de la nature. Partout tu les trouveras confondus, partout ils coopèrent avec un ensemble harmonieux à ce chef-d'œuvre immortel.
L'homme seul s'est fagoté un principe de cette exception. Bizarre, aveugle, boursouflé de sciences et dégénéré, dans ce siècle de lumières et de sagacité, dans l'ignorance la plus crasse, il veut commander en despote sur un sexe qui a reçu toutes les facultés intellectuelles ; il prétend jouir de la Révolution, et réclamer ses droits à l'égalité, pour ne rien dire de plus.
Olympe de Gouges, Déclaration des droits de la femme et de la citoyenne (1791).
16:14 Publié dans Livres | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note



