20.12.2009

Des bulles et des images !

                                                                       

Sylvie Testud ? Comme actrice , nous la suivons avec attention depuis que nous l'avons découverte dans Karnaval ( photo ci dessus ) ...Et quelle carrière !! " Blessures assassines" , "sagan" , " stupeur et tremblements" ( d'après le livre culte et biographique d'Amélie Nothomb )  ont montré le registre d'une actrice simple et sensible qui a toujours priviliégé le cinéma d'auteur .

Mais c'est aussi une romancière et c'est dans l'interprétation du personnage central de son propre livre  Gamines que vous pouvez la voir en ce moment  sur les écrans de cinéma .

Bon , si j'arrive à convaincre Nat' ( qui elle rêve plutôt de voir le déjà cultissime Avatar de james Cameron ) nous irons voir cette histoire de filles qui grandissent sans père ( en plus Amira Casar interprète la mère !! ) ; Sinon voici un livre supplémentaire qui viendra s'ajouter à ma lourde PAL .

09.12.2009

Des bulles et des images !

Cinéma : Persécution de Patrice Chéreau

Patrice Chéreau s'est inspiré de ses propres mésaventures pour "Persécution" qui sort dans les salles, le portrait d'un jeune homme tourmenté, incarné par Romain Duris, harcelé sans relâche par un inconnu qui prétend l'aimer.
Le scénario de "Persécution" se base en partie sur une expérience vécue par Chéreau qui fut poursuivi, plusieurs années durant, par un admirateur.

On y suit Daniel (Romain Duris), un garçon au tempérament inquiet qui gagne sa vie en rénovant des appartements, des chantiers où il dort lorsqu'il ne rejoint pas sa petite amie, l'indépendante Sonia (Charlotte Gainsbourg).

Happée par son travail, celle-ci ne comprend pas toujours les angoisses de Daniel, bientôt accrues par la "persécution" dont il fait l'objet, de la part d'un mystérieux voisin (Jean-Hugues Anglade) qui pénètre chez lui par surprise à toute heure du jour ou de la nuit, pour lui déclarer sa flamme.

A l'écoute des autres, Daniel rend visite aux vieillards d'une maison de retraite (joués par Michel Duchaussoy et Tsilla Chelton) et soutient son ami Michel (Gilles Cohen), mais il doit se battre contre ses démons intérieurs.

Son persécuteur semble par moments être une projection d'un Daniel en train de glisser vers la schizophrénie, un double inquiétant et paradoxalement l'élément le plus stable de son existence.

"Je me suis souvenu de ce garçon qui s'est introduit chez moi par la fenêtre, que j'ai retrouvé dans ma chambre et qui m'a harcelé pendant quatre bonnes années" disait Patrice Chéreau à l'AFP en septembre, au dernier Festival international de cinéma de Venise, où le film était en lice pour le Lion d'or.

"A la fin, on a des rapports étranges avec cette relation que l'on n'a pas voulue et dans laquelle on n'a surtout pas envie d'entrer", poursuivait-il.

"Il peut même arriver qu'on le regarde et que dans des moments de calme ou d'introspection honnête, on se dise : 'Finalement, cette passion aveugle n'est pas si loin de moi, je la comprends parce que je peux être habité par la même'. Pas pour lui évidemment, mais dans la façon d'aimer, ça peut se ressembler".

"Daniel n'est pas sympathique tout le temps. Mais il est altruiste, il a envie que les autres s'en sortent, on comprend qu'il se bat contre plein de choses en lui", estimait Romain Duris à Venise, dans un entretien à l'AFP.

"J'ai l'impression de pouvoir croiser Daniel, on est dans un milieu qui me semble réel. Il est un peu physiquement atteint, ce qui est le cas de pas mal de gens qui peuvent avoir l'air très...sage. Tout est une question de zoom".

08.12.2009

Inde : première scène d'amour gay dans un film de Bollywood

Une prochaine production de Bollywood mettra en scène la première scène d'amour gay de cette industrie populaire du cinéma indien.
La séquence en question se nomme "I Am Omar". Elle est une des quatre histoires courtes qui composent le film "I Am" et met en scène des prostitués masculins et des policiers homophobes.

Dans cette scène, deux acteurs s'embrassent dans un lieu public et sont surpris par un agent de police qui menace de les réprimer au titre de l'article 377, toujours en vigueur en Inde et qui interdit les relations homosexuelles.

Le réalisateur du film a confié à la presse qu'il espérait que la scène passerait la censure cinématographique indienne.

"Heureusement, aucun de mes acteurs n'a eu de réserve. Ils ont tourné cette scène qui va bien au-delà de tout ce qu'on a pu voir au cinéma indien comme des professionnels", explique-t-il.

Le film doit être projeté au prochain Festival de Rotterdam.

Un jugement de la Haute cour de Delhi, datant de l'été dernier considère que l'homosexualité ne doit plus être considérée comme un crime en Inde, mais le gouvernement tarde à l'appliquer.

Mis en ligne le 08/12/2009 par E-llico

30.11.2009

Des bulles et des images

flyer de Cinéma : La Domination masculine

Documentaire de Patric Jean.

Synopsis : " Je veux que les spectateurs se disputent en sortant de la salle ", c'est ce que disait Patric Jean en tournant La Domination masculine dont le titre n'a aucun lien avec le livre du sociologue Pierre Bourdieu .

Peut-on croire qu'au XXIème siècle, des hommes exigent le retour aux valeurs ancestrales du patriarcat : les femmes à la cuisine et les hommes au pouvoir ? Peut-on imaginer que des jeunes femmes instruites recherchent un " compagnon dominant " ? Que penser d'hommes qui subissent une opération d'allongement du pénis, " comme on achète une grosse voiture " ?
Si ces tendances peuvent de prime abord sembler marginales, le film nous démontre que nos attitudes collent rarement à nos discours.


L'illusion de l'égalité cache un abîme d'injustices quotidiennes que nous ne voulons plus voir. Et où chacun(e) joue un rôle.

 
A travers des séquences drôles, ahurissantes et parfois dramatiques, le film nous oblige à nous positionner sur un terrain où chacun pense détenir une vérité ...

09.11.2009

15ème Festival de films gays de Paris : une grande édition

 

Chéries-Chéris", le 15ème Festival de films gays, lesbiens et trans de Paris, se tient du 16 au 22 novembre au Forum des images. La programmation 2009 recèle une foule de découvertes cinématographiques en tout genre et pour tous les goûts et propose une quarantaine de séances et de nombreuses rencontres.

Avec une  programmation tous azimuts, l'édition 2009 du festival de cinéma gay de Paris se présente comme une grande édition.

La programmation complète est disponible sur
ffglp.net

Chéries-Chéris, 15 ème Festival de films gays lesbiens trans & +++ de Paris, du 16 au 22 Novembre 2009 au Forum des Images - Forum des Halles - 2, rue du Cinéma - 75001 Paris

 

19.10.2009

Des bulles et des images

flyer de "Les joies de la famille" (Patrick 1.5) de Ella Lemhagen

Irez-vous découvrir les joies de la famille au cinéma ? Dans ce film réalisé par Ella Lemhagen , un couple homosexuel est jugé apte à adopter un enfant (le film se passe en Suède, ne rêvez pas), mais lorsque Patrick arrive, la surprise est de taille...

Présenté en Sélection officielle au Festival de Toronto, Les Joies de la famille a remporté de nombreux prix : le Prix du Public au Festival Mamers en Mars, le Prix de la Jeunesse au Festival Paysages de Cinéastes à Châtenay Malabry ainsi que le Prix du Public au Festival Vues d'en Face à Grenoble .

18.10.2009

A vos agendas

Ne manquez le portait de la collection « Empreintes » dédié à une grande philosophe féministe et femmes de lettres française : Elisabeth Badinter.

Olivier Peyon dresse un beau portrait de celle qui a toujours lutté pour la cause des femmes et qui se définit elle-même comme quelqu'un qui aime remuer les idées. (Elle publiait en 2008 Je meurs d'amour pour toi, Isabelle de Bourbon-Parme, lettres à l'archiduchesse Marie-Christine, les lettres d'une princesse philosophe du xviiie siècle folle amoureuse de sa belle-sœur).

Empreintes : Elisabeth Badinter à contre courant (Vendredi 23 Octobre 2009 : 20h35, France 5).

Source :  Tetue

15.10.2009

La domination masculine

Patric JEAN - documentaire Belgique/France 2009 1h40mn  -

On tient enfin le film indispensable, incontournable pour évoquer auprès de nos chères têtes blondes, brunes, rousses, noires, jaunes, café au lait… un sujet qui gangrène vos salles de classe de manière frontale ou plus insidieuse : le sexisme et son corollaire l’homophobie. La Domination Masculine a l’immense avantage de parvenir à montrer de manière simple, parfois drôle malgré la gravité du sujet, et à partir d’une enquête rigoureuse menée en France, en Belgique et au Québec, une évidence pourtant souvent contestée par les machos de tout poil : malgré les combats féministes et leurs acquis, nous vivons toujours, même en Occident, dans une société patriarcale, où dès le plus jeune âge les modes de représentation sexués sont imposés, où la représentation de l’homme et de la femme dans le monde du travail par exemple est extrêmement codifiée et où les violences faites aux femmes sont toujours un fléau et ce, contrairement aux clichés, dans tous les milieux sociaux.

Le film commence avec humour par une incursion dans une clinique de chirurgie très spéciale où les messieurs se sentant insuffisamment pourvus par dame nature viennent gagner un peu de virilité. Et il est assez fascinant de voir combien ceux qui se croient inférieurs de quelques deux ou trois centimètres par rapport à leurs voisins se sentent profondément diminués, pathétique conséquence des schémas véhiculés régulièrement sur la masculinité. Puis le film s’en va dans un magasin de jouets où l’on constate atterrés combien les fabricants perpétuent les clichés sexistes, prévoyant pour les petites filles des machines à laver miniatures ou des fers à repasser, des déguisements exclusivement de princesses tandis que les garçons seront eux des super-héros.
Puis, plus grave, le film aborde de manière bouleversante les violences faites aux femmes à travers le témoignage de victimes mais aussi d’un cogneur a priori repenti. Et il met en lumière la manière dont aujourd’hui tout un mouvement « masculiniste », particulièrement florissant au Québec mais qui essaime aussi en Belgique et en France (notamment par la bouche et les écrits puants d’Eric Zemmour), tente de relativiser la gravité des faits, faisant même des hommes de pauvres victimes, des « prédateurs sexuels castrés dans leur destin naturel ». Un discours qui tend à se banaliser et à se radicaliser. On est stupéfait d’apprendre que Marc Lépine, un psychopathe qui tua délibérément 14 femmes à l’Université de Montréal, par haine avouée du féminisme, fait l’objet d’un culte aujourd’hui… Une joyeuse bande de tarés qui bien qu’issus généralement des milieux d’extrème-droite, déclarent qu’une « victoire des islamistes permettrait une victoire des hommes ».

Autant dire que le film de Patric Jean, déjà auteur d’un film magnifique sur la criminalisation de la pauvreté (La raison du plus fort) a une valeur d’alerte essentielle alors que les témoignages du sexisme se multiplient en milieu scolaire et ailleurs.

Source : blog d'Anais Bohuon http://leblogducorps.canalblog.com

23.09.2009

Des bulles et des images

Cinéma : Hôtel Woodstock d'Ang Lee sur les écrans

Une comédie désopilante, par le réalisateur du "Secret de Brokeback mountain", qui relate les coulisses de l'organisation de la grand-messe hippie de 1969. Le film met en parallèle la rébellion d'une jeunesse dans un festival de rock et le coming out du héros.
Inspiré d'un livre écrit par Elliot Tiber, le film met en parallèle la rébellion d'une jeunesse dans un festival de rock et le coming out du héros.

Décorateur d'intérieur à Greenwich Village, Elliot doit retourner vivre chez ses parents, qui gèrent un motel miteux dans l'Etat de New York. Homosexuel, il n'ose affronter les préjugés de sa famille et d'un voisinage particulièrement "plouc".

Apprenant que le village voisin a refusé d'accueillir un festival de musique hippie, il appelle les producteurs, espérant profiter d'une manne inespérée.

Trois semaines plus tard, à la mi-août 1969, un demi-million d'adeptes du "flower power" débarquent pour trois jours d'un festival mythique, apogée de la contre-culture rock américaine des années 60. Drôle et bien rythmé, servi par d'excellents dialogues et une distribution sans faille - mention spéciale à Emile Hirsch, en ancien du Vietnam fêlé et surtout à Liev Schreiber, en viril transsexuel - le film est un vrai régal.

Critique : E-llico .

Nous n'avons pas encore vu le film qui sort actuellement au cinéma . J'ai lu une autre critique enthousiaste dans Télérama d'un journaliste qui a beaucoup aimé la vision "positive" de cette période . Décidément Ang Lee aime surprendre et a plusieurs cordes à son arc même si le sujet de l'homosexualité devient récurrent dans son oeuvre .

Karine

18.09.2009

Des bulles et des images

Cinéma : le 15ème festival de films gays de Paris cible des thèmes forts de l'actualité LGBT

Du 16 au 22 novembre prochain, le Festival de Films Gays Lesbiens Trans & +++ de Paris sera largement consacré à des thèmes forts de l'actualité LGBT : Berlin, l’adolescence, Stonewall et la libération gay, le sexe, la prostitution...
15 ans. Pour célébrer cet événement, le Festival s’offre une nouvelle jeunesse et un nouveau nom : Chéries-Chéris. Mais aussi une programmation multiple, cinéphile et festive, autour du cinéma bien sûr, de rencontres avec des réalisateurs et réalisatrices, mais aussi des nouvelles images et rendez-vous pluridisciplinaires, mêlant spectacle, musique, expos…

Plus que jamais, c’est la question des genres qui agite le Festival au fil des séances : avant-premières, Panorama international, courts métrages, écrans spéciaux, cartes blanches et leçons de cinéma.
Genres cinématographiques et genres sexuels, mauvais genres et genres troublés… tous seront à l’honneur de ce quinzième anniversaire.

Parmi les nombreux thèmes explorés : Berlin, l’adolescence, Stonewall et après, le sexe, la prostitution…

Pour marquer son quinzième anniversaire, le Festival s’intéressera à l’adolescence LGBT en posant, à travers plusieurs films et rencontres, la question : "Quinze ans : le bel âge ?". Une façon de rester en contact avec le jeune public et les associations qui travaillent sur le thème des discriminations et sur l’éducation à l’image. Une séance spéciale sera ainsi organisée avec l’association Contact autour des relations entre les ados LGBT et leurs parents.

Pour célébrer les vingt ans de la chute du Mur de Berlin, Chéries-Chéris a souhaité mettre l’accent sur la capitale allemande si présente dans la culture gay, lesbienne, transgenre et queer européenne depuis un siècle. À travers des fictions, des documentaires, des performances…

Quarante ans après les événements de Stonewall qui ont marqué l’émergence du mouvement LGBT, un retour sur cette histoire collective et militante au fil de ces quatre décennies s’imposait : premières marches gay, création du journal Gai Pied en 1979, naissance d’Act Up en 1989, etc.
Ce qui n’empêche pas de se pencher sur l’avenir et de s’interroger sur le post-Stonewall… Films, documentaires, rencontres, discussions au programme.

Enfin, entre une Nuit Lupanar qui explorera en images les sexualités et les désirs, et une réflexion autour de la prostitution, Chéries-Chéris se penchera sans tabou sur le sexe…

Plus d'infos sur : ffglp.net 



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