04.11.2009

Lutte contre l'homophobie : Pécresse va écrire aux présidents d'universités et de grandes écoles

La ministre de l'Enseignement supérieur Valérie Pécresse a décidé mardi, en recevant plusieurs associations de lutte contre l'homophobie, d'écrire aux présidents des universités et écoles du supérieur pour souligner le caractère institutionnel de la campagne contre l'homophobie.

Valérie Pécresse a pris cette décision après avoir entendu des responsables d'associations témoigner que des affiches de cette campagne avaient été arrachées dans certains établissements d'enseignement supérieur, comme l'université Paris-Sud Orsay (Paris-11) et l'Ecole polytechnique.

Dans son courrier, la ministre va souligner auprès des présidents d'universités et de grandes écoles le caractère officiel de cette campagne, dont la deuxième phase vient de débuter et qui veut sensibiliser les étudiants et les personnels aux difficultés de certains étudiants "encore trop souvent victimes de discrimination en raison de leur orientation sexuelle".

Il n'y a pas de chiffres et pas d'enquêtes spécifiques sur cette question" de l'homophobie dans le supérieur, a déploré Valérie Pécresse. "Mais une des statistiques, c'est le fort suicide des homosexuels dû à la difficulté d'assumer le rejet social de l'homosexualité", a-t-elle ajouté.

"Les taux de suicide sont quatre à sept fois supérieurs à ceux des hétérosexuels du même âge et toutes les études font le lien avec le rejet social. Donc c'est l'homophobie qui tue", a insisté Philippe Castel, porte-parole de l'Inter-LGBT.

Tout en remerciant Valérie Pécresse pour la relance de la campagne, Philippe Castel a rappelé sa demande d'une "égalité des droits" pour les homosexuels.
Pour l'Inter-LGBT, "cette campagne ne doit pas rester uniquement un acte de communication et sera une réussite à partir du moment où elle permettra de déboucher sur des actes concrets". L’Inter-LGBT a proposé à la ministre de travailler sur une meilleure formation et information des personnels, de développer les lieux d’écoute et de faire évoluer les règlements intérieurs des établissements afin qu’ils condamnent l’ensemble des discriminations, lors de ce rendez-vous.

"Dans les écoles d'ingénieurs, il y a un machisme latent" de type homophobe, "plus que dans les écoles de commerce ou Sciences Po", a témoigné pour sa part Youssef Draia, du Collectif des associations étudiantes LGBT d'Ile-de-France.

Mis en ligne le 03/11/2009 par E-llico

Vous en vous en doutiez bien que sur un tel sujet, je ne manquerai pas de prendre timidement la parole ...C'est que j'ai été étudiante ( c'est même à la fac que j'ai commencé à assumer mon homosexualité ...alors vous imaginez ! ) et en plus étudiante en STAPS ( sciences et techniques des activités physiques et sportives ) . Je n'y ai pas ressenti d'homophobie ( à l'époque on ne parlait pas encore de lesbophobie ) frontale mais avec le recul l'ambiance y était clairement "hétérosexiste" . Bon honnêtement je n'ai jamais eu connaissance de violences homophobes mais ostracisme , sous-entendus , moqueries ...y étaient très fréquentes . Un exemple parmi tant d'autres : une étudiante a quitté l'option handball pour s'inscrire en escrime en claironnant qu'elle " ne voulait pas changer de bord " ( ben oui , il y avait des lesbiennes "out" dans l'équipe et la prof dont je tairai le nom par respect était dans un placard transparent ) . Il y aurait d'autres exemples de ce type mais je laisse celà pour un prochain article plus perso ( peut être sur mon blog professionnel pour me faire des ennemiEs dans une "profession" qui protège sa réputation ) . Ces "machos" ,ces "prétentieuses" ,ces "ignorantEs" je les rencontre encore dans mon quotidien professionnel :  mes collègues d'EPS pas plus ouvertEs que les autres quoi qu'ils/ells veulent laisser paraître .
Ceci dit je n'ai personnellement pas souffert durant mes 4 années de STAPS car j'ai fait un tri dans mes relations et mes années d'études ont été un vrai bonheur !!!

KARINE

Commentaires

Alors si ça a été en France peux-tu imaginer la même situation
dans un pays de Caraibes pour ne pas siter Cuba ou les hommes
son des "machos" et les femmes...

Ecrit par : missteeq | 04.11.2009

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