26.09.2007

rejoindre sos-homophobie, c'est possible

Bonjour,

Afin de permettre à celles et ceux qui souhaitent rejoindre SOS homophobie de mieux connaître l'association, avant peut-être d'envisager de s'engager à ses côtés dans la lutte contre l'homophobie, SOS homophobie organise une réunion d'accueil et d'information le mercredi 3 octobre 2007 à 20h00 à Paris (Centre gay et lesbien, 3 rue Keller, Paris 11, métro Ledru-Rolin).

Les objectifs de chacune de ses commissions de travail, le fonctionnement interne de l'association (Pôle Ecoute et soutien, Pôle prévention, Pôle action), ainsi que ses projets seront présentés. Toutes les bonnes volontés, les compétences, les disponibilités dans de nombreux domaines sont les bienvenues : écoute, interventions en milieu scolaire, formation, domaine juridique, communication... Les personnes désirant devenir écoutant-e-s sur la ligne anonyme de SOS homophobie ou intervenant-e-s en milieu scolaire pourront suivre une formation à partir d'octobre 2007.

Il est bien sûr également possible de militer dans les régions: vous pouvez prendre contact avec nos délégué-e-s locaux :
sos-provencealpes@sos-homophobie.org
sos-cotedazur@sos-homophobie.org
sos-caen@sos-homophobie.org
sos-agen@sos-homophobie.org
sos-lille@sos-homophobie.org
sos-montpellier@sos-homophobie.org
sos-bretagne@sos-homophobie.org
sos-lyon@sos-homophobie.org

SOS homophobie est une association composée uniquement de bénévoles et ouverte à toutes et à tous. N'hésitez pas à diffuser largement cette annonce autour de vous!

www.sos-homophobie.org
courriel : nousrejoindre@sos-homophobie.org

24.09.2007

émission sur france 2, mercredi 26 septembre

Les tabous de...
Mercredi 26 septembre 22:30

22:30 sur France 2
Durée : 95 min


Présenté par : Karine Le Marchand

L'homosexualité est souvent accompagnée de nombreux préjugés, de contradictions et de discriminations, que Karine Le Marchand tente de décoder en compagnie d'anonymes et d'experts, et d'expliquer grâce à différents reportages. Au sommaire :

David, le vilain petit canard

David, 21 ans, a eu le courage de révéler son homosexualité à sa famille. Exclu de sa famille et après avoir sombré, il tente aujourd'hui de se reconstruire.

Mykonos

Chaque été, Mykonos accueille des gays venus du monde entier. Comment leur sexualité libérée se vit-elle sur cette île grecque ?

Des mamans pas comme les autres

Elodie et Karine vivent ensemble depuis 8 ans et ont donné naissance à deux enfants. Portrait au quotidien de cette famille.

L'expérience interdite

Des volontaires sont immergés dans un univers qu'ils n'ont pas l'habitude de côtoyer.

Prochaines diffusions

02h20 Dimanche 30/09 - France 2

19.09.2007

Le SIGL Salon International Gay et Lesbien


Le Sigl, Salon International Gay et Lesbien, se propose d'occuper la place laissée vacante par Rainbow Attitude qui, trois années durant, a offert un salon d'envergure à la communauté gay avant de disparaître faute d'équilibre financier.
La première édition de ce nouveau rendez-vous aura lieu du vendredi 2 au dimanche 4 novembre 2007, au Carrousel du Louvre.
Le concept est le même que celui de ses prédécesseurs, Salon de l'homosocialité ou salon Rainbow. "Ce salon s’adresse aux gays et lesbiennes ainsi qu’à leurs amis et parents, indique ses organisateurs. Il a pour objectif de réunir une communauté autour d’exposants proposant des services, des biens, mais aussi des conseils, informations, offres culturelles, sportives et des propositions de loisirs".

L'innovation tient au lieu. C'est en effet au cœur de Paris, au Carrousel du Louvre, qu'exposants et visiteurs se retrouveront pour trois jours. "Par sa position au cœur de Paris et à quelques encablures du quartier du Marais, le Carrousel du Louvre offre un accès aisé aux visiteurs qu’ils soient parisiens, provinciaux ou étrangers", expliquent les initiateurs du Sigl.

Le nouveau Sigl espère rassembler 250 exposants proposant des offres adaptées et spécifiques à la communauté LGBT.
Les associations constitueront une part importante de ces exposants, mais le domaine commercial sera invité à présenter les produits et services destinés à la clientèle LGBT. Tourisme, finances, gastronomie, mode, maison, bien-être et plaisir, beauté: le salon veut servir de vitrine aux établissements gay et aux entreprises proposant des "produits" gay pour rencontrer leur public.

Dernière dimension du projet, l'aspect culturel. Le Sigl souhaite aussi être un lieu de rencontres culturelles, il accueillera des institutions, associations et entreprises qui mettent en avant cet univers auprès des gays et lesbiennes.
Des dédicaces auront lieu avec des auteurs et photographes ayant réalisés des ouvrages autour de la communauté LGBT.

S'il apparaît plus modeste dans ses ambitions que Rainbow Attitude, ce nouveau salon n'en est pas moins un véritable défi. Les expériences passées l'ont montré; si l'intérêt du public LGBT pour une telle manifestation est certain, si son opportunité pour les exposants ne l'est pas moins, la dificulté réside dans l'équilibre financier de l'opération. Souhaitons aux créateurs du Sigl d'avoir bien assuré leurs arrières.  (E-llico.com)

Salon International Gay Lesbien et friendly. Vendredi 2, samedi 3 et dimanche 4 novembre 2007. Carrousel du Louvre – 99, rue de Rivoli - 75001 Paris. Vendredi et samedi: 11h00 – 20h00. Dimanche: 11h00 – 18h00.
www.sigl.fr
 

13.09.2007

rencontre conviviale

Coucou à toutes et tous,

Et si nous nous retrouvions Mercredi 26 Septembre vers 18h30-19h ( sauf si autre proposition de date mais alors c'est celle qui propose qui coordonne ) à l'arhum café pour une rencontre conviviale autour d'un verre ?

J'attends vos réponses.

Bisous,

Karine

 

10.09.2007

Pension de réversion : une décision de la Cour de Justice Européenne favorable aux partenaires de même sexe


Ruiz-Jarabo Colomer Damaso, Avocat Général à la Cour de Justice Européenne du Luxembourg a rendu une décision favorable aux partenaires de même sexe qui devrait faire jurisprudence.
M. Maruko et son partenaire étaient engagés dans un partenariat. A la mort de son compagnon, VddB, l'institution gérant les retraites des théâtres allemands a refusé de lui payer la pension de réversion au prétexte que ces pensions ne sont dues que dans le cas de personnes engagées dans les liens du mariage.

M. Maruko avait poursuivi VddB et la Cour administrative Bavaroise de Munich avait soumis l'affaire à la Cour de Justice Européenne pour interpréter la Directive 2000/78/EC qui fixe un cadre général en matière d'égalité de traitement devant l'emploi.

La Cour devait donc décider si les partenaires de même sexe devaient être traités sur un pied d'égalité en matière de pension de réversion ou si à l'inverse la pension doit être exclusivement réservée aux couples mariés.
Après examen, ses conclusions sont aujourd'hui favorables.
Cette décision n'est pas définitive et peut faire l'objet d'un appel, néanmoins, avec l'ILGA-Europe, le Centre LGBT Paris IDF se félicite de cette "avancée vers une égalité de traitement envers les partenaires de même sexe en Europe".

07.09.2007

Rugby

Rugby: les gays sont de la partie

L'univers macho du rugby envahit télés, pubs, sites internet, à l'occasion de la Coupe du monde. Mais ce sport a aussi ses adeptes gay.
Bien sûr, le fameux calendrier "Les dieux du stade" a contribué à en convaincre plus d'un de prêter un oeil bienveillant aux gaillards qui s'agitent autour du ballon ovale.
Les boutiques gay –et bien au delà- sont dévalisées chaque automne par une clientèle de garçons sensibles qui ont depuis longtemps abandonné le calendrier des postes... Et le dvd du making off figure en bonne place dans plus d'une vidéothèque gay.

Mais, l'engouement ne se limite pas à cet intérêt de voyeur. Six clubs de rugby gay ont vu le jour en France depuis 2004. "Les Gaillards" et autres "Coqs Festifs" ont fleuri au sein de la planète sportive gay sur le modèle des clubs gay et lesbiens de foot, d'athlétisme ou de natation.

Les club de rugby homosexuels français s'inspirent des "King's Cross Steelers" de Londres ou "Gotham Knights" de New York, des équipes essentiellement gay, mais pas exclusivement, nées d'une volonté de casser les tabous et de faire bouger les clichés qui tendent à tenir à l'écart tout homosexuel de la passion du ballon ovale.

Les clubs gay français sont des clubs d'amateurs d'abord basés sur le plaisir du jeu et une certaine dose de militantisme anti-homophobe. Les notions de tolérance et de respect font partie de leurs valeurs fondatrices.
Et dans ce domaine, il y a encore beaucoup à faire. Pour Serge Simon, ancien international de rugby, ex-président de la Provale (Union des joueurs de rugby professionnels), et auteur du livre "Homophobie France 2004", l'homophobie règne encore largement dans le monde du ballon ovale. "Le rugby est un milieu aux valeurs archaïques, basé sur la négation permanente de toute trace de féminité". Les joueurs doivent sans cesse montrer qu'ils sont les plus virils, les plus costauds", constate-t-il.

Quant au fantasme très gay du rugbyman s'ébrouant avec ses équipiers sous la douche ou dans les vestiaires, il se porte bien, tel un cliché renversé. La production X s'en est emparé, à l'image du Studio Eurcreme qui a fort opportunément sorti un "World Rugby Orgy" à quelques jours de l'ouverture de la Coupe du monde.

> L'équipe de France rejoint la campagne d'Aides contre la discrimination des séropositifs

Coupe du monde de rugby oblige, Aides et l'agence de publicité TBWA ont réalisé une nouvelle déclinaison de leur campagne «Si j'étais séropositif» avec plusieurs joueurs-vedette tel Michalak interpellant le public d'un «Est-ce qu'on me traînerait dans la boue si j'étais séropositif?». Ensemble, l'équipe interroge «Est-ce qu'on serait dans le XV de France si on était séropositif?». La campagne fera l'objet d'affichage et de parution dans la presse. Elle existe aussi sous la forme d'un spot vidéo.

04.09.2007

homophobie en milieu scolaire

Enquête sur l'homophobie en milieu scolaire : des chifres alarmants

A quelques heures de la rentrée scolaire, SOS homophobie publie les chiffres d'une enquête sur l'homophobie à l'école. Des chiffres alarmants qui témoignent de la persistance d'un climat homophobe qui va de la moquerie à l'agression physique.
L'étude de SOS homophobie a été réalisée à l'échelle nationale (principalement par le biais de son site web) en 20052006. Les résultats portent sur 712 réponses au questionnaire de l'association.

L'homophobie à l'école est une bien une réalité et l'Education Nationale ne fait pas ce qu'il faut pour la combattre: tels sont les enseignements majeurs de l'enquête.

Les chiffres parlent d'eux-mêmes.
58% des personnes interrogées déclarent avoir été victimes ou témoins d'actes homophobes.
Le lycée (40 % des cas) et le collège (38 %) sont les lieux privilégiés de ces actes homophobes.
Les manifestations de l'homophobie sont principalement des moqueries (29 % des cas) et insultes (26 %). Toutefois, dans 5 % des cas il y a coups et blessures.
Ces faits sont souvent renouvelés ou permanents (46 %).
Autre information inquiétante : 21 % des personnes interrogées déclarent avoir été victimes ou témoins d'homophobie de la part de l'institution (encadrement, administration).

Les conséquences de cette homophobie apparaissent alarmantes en termes d'incidences sur la scolarité et la santé des personnes qui ont sont victimes. Baisse des notes (16 %), mal-être, déprime (35 %), conduites à risques (9 %), ou tentatives de suicide (5 %) en sont les principaux symptômes.

Face à ces faits, la réaction de l'institution apparaît insuffisante quand elle n'est pas inexistante. Globalement, les faits restent souvent ignorés des adultes. 44 % des victimes n'ont jamais osé en parler et quand la situation est connue, seulement 5 % d'entre-elles déclarent avoir reçu un soutien de la part de l'encadrement.

Les victimes estiment pour 89 % d'entre elles que l'homophobie est passée sous silence dans les manuels scolaires et à 79 % par les enseignant-e-s. 88 % sont d'avis que l'Éducation Nationale ne fait pas ce qu'il faut et 90 % d'entre-elles pensent que les personnels devraient être formés à la lutte contre l'homophobie.

Face à ce constat, SOS homophobie interpelle à nouveau les autorités publiques pour la mise en place, conformément aux engagements du Président de la République, d'une véritable politique de lutte contre l'homophobie.

Pour SOS homophobie, "l'institution doit faire des gestes forts, les personnels doivent être formés (IUFM, formation continue), les élèves doivent être sensibilisés, les programmes et les manuels ne doivent plus passer sous silence les questions liées à l'orientation sexuelle et à l'identité de genre". "Ce sont en effet l'ignorance et les clichés qui constituent le terrain de l'homophobie, de la lesbophobie et de la transphobie ordinaires" estime l'association.

Si les associations peuvent obtenir un agrément auprès des rectorats pour effectuer des actions de sensibilisation en milieu scolaire, leurs demandes se voient très souvent refusées sous les prétextes les plus fallacieux : dossiers non parvenus, manque de pièce, ou encore, sous prétexte que le but de l'association n'est pas en adéquation avec la mission de sensibilisation.

SOS homophobie met également en question l'usage font les autorités rectorales des trois circulaires ministérielles qui ont mis la lutte contre l'homophobie dans les établissements scolaires à l'ordre du jour et recommandent l'intervention d'associations partenaires si possible agréées.
Bien qu'ayant reçu l'agrément d'une Académie, SOS homophobie, victime comme les autres associations de tracasseries et de refus pour une autre demande, va intenter un recours devant le Tribunal Administratif et se joindre à la saisine de la Haute Autorité de Lutte contre les Discriminations et pour l'Égalité (HALDE), faite par l'association Couleurs Gaies sur le refus d'agrément qu'elle a reçu de l'Académie de Metz.

L'intégralité de cette étude est disponible sur notre site web http://www.sos-homophobie.org

SOS homophobie
c/o CGL, 3 rue Keller, BP 255, 75524 Paris cedex 11

03.09.2007

1997-2007: La Boîte à Frissons au Tango fête ses 10 ans


La Boîte à Frissons propose quatre vendredis spéciaux pour fêter son dixième anniversaire, quatre soirées dans le style du lieu.
Cela dure depuis 10 ans. Il existe à l'extrême nord du Marais gay, une boîte de nuit d'un genre unique, plus dancing que discothèque...

Le bal gay et lesbien de La Boîte à Frissons s'est installé au Tango, en toute discrétion, en septembre 1997. C'était l'époque de la déferlante techno sur la nuit gay. D'emblée, le bal de La Boîte à Frissons s'est moqué des modes et a imposé une autre vision de la nuit qui se caractérise par un grand mélange des genres. Mixité avec les lesbiennes et les transgenres, programmation musicale très éclectique, pratique des danses en couple en début de soirée, soirées à thème originales, présentation de spectacles professionnels ou amateurs et au bout du compte un public extrêmement varié, de tous âges, de tous sexes, qui ne cache pas son plaisir de partager une ambiance très bon enfant, décontractée et vraiment festive.

"Notre dixième anniversaire ne sera pas tonitruant, ce n'est pas notre style ! La réputation de La Boîte à Frissons au Tango s'est constituée grâce à la fidélité des habitués, essentiellement par le fameux bouche à oreille, mais aussi grâce à un engagement auprès de la communauté LGBT avec notamment le thé dansant des associations le dimanche" rappellent les animateurs du lieu.

Quatre vendredis spéciaux pour fêter le dixième anniversaire, quatre soirées dans le style du lieu.

> Vendredi 7 septembre: 1997 , le Retour
Madame Hervé (qui ne l‚était pas encore !) revisite la soirée du vendredi 5 septembre 1997 quand il était DJ Revivez la formidable ambiance des premières nuits Au Tango.

> Vendredi 14 septembre: Folle Académie spéciale 10ème anniversaire

Nos artistes maison, qui se sont révélés tout au long de ces 10 ans, vous proposent un spectacle sur mesure, décalé et drôle, qui vous fera revivre les grands moments de nos soirées spéciales.

> Vendredi 21 septembre: la Soirée dont « ils sont » les DJ

Tous ceux qui ont pris les platines et ont fait le succès de la Boîte à Frissons reviennent faire les séries qui vous ont fait danser au cours de ces 10 dernières années. 10 ans de DJs seront là pour vous faire transpirer sur la piste ! Le tout agrémenté des commentaires de notre jury déglingué.

> Vendredi 28 septembre: Corinne Rousselet et son Orchestre

Retour aux sources pour un vrai Bal Musette, cette ambiance si particulière qui est, finalement, une des raisons d'être de la Boîte à Frissons.

http://boîte-à-frissons.fr

Au Tango, 11 rue au maire. 75003 Paris.


Enquête sur l'homophobie en milieu scolaire : des chifres alarmants



A quelques heures de la rentrée scolaire, SOS homophobie publie les chiffres d'une enquête sur l'homophobie à l'école. Des chiffres alarmants qui témoignent de la persistance d'un climat homophobe qui va de la moquerie à l'agression physique.
L'étude de SOS homophobie a été réalisée à l'échelle nationale (principalement par le biais de son site web) en 20052006. Les résultats portent sur 712 réponses au questionnaire de l'association.

L'homophobie à l'école est une bien une réalité et l'Education Nationale ne fait pas ce qu'il faut pour la combattre: tels sont les enseignements majeurs de l'enquête.

Les chiffres parlent d'eux-mêmes.
58% des personnes interrogées déclarent avoir été victimes ou témoins d'actes homophobes.
Le lycée (40 % des cas) et le collège (38 %) sont les lieux privilégiés de ces actes homophobes.
Les manifestations de l'homophobie sont principalement des moqueries (29 % des cas) et insultes (26 %). Toutefois, dans 5 % des cas il y a coups et blessures.
Ces faits sont souvent renouvelés ou permanents (46 %).
Autre information inquiétante : 21 % des personnes interrogées déclarent avoir été victimes ou témoins d'homophobie de la part de l'institution (encadrement, administration).

Les conséquences de cette homophobie apparaissent alarmantes en termes d'incidences sur la scolarité et la santé des personnes qui ont sont victimes. Baisse des notes (16 %), mal-être, déprime (35 %), conduites à risques (9 %), ou tentatives de suicide (5 %) en sont les principaux symptômes.

Face à ces faits, la réaction de l'institution apparaît insuffisante quand elle n'est pas inexistante. Globalement, les faits restent souvent ignorés des adultes. 44 % des victimes n'ont jamais osé en parler et quand la situation est connue, seulement 5 % d'entre-elles déclarent avoir reçu un soutien de la part de l'encadrement.

Les victimes estiment pour 89 % d'entre elles que l'homophobie est passée sous silence dans les manuels scolaires et à 79 % par les enseignant-e-s. 88 % sont d'avis que l'Éducation Nationale ne fait pas ce qu'il faut et 90 % d'entre-elles pensent que les personnels devraient être formés à la lutte contre l'homophobie.

Face à ce constat, SOS homophobie interpelle à nouveau les autorités publiques pour la mise en place, conformément aux engagements du Président de la République, d'une véritable politique de lutte contre l'homophobie.

Pour SOS homophobie, "l'institution doit faire des gestes forts, les personnels doivent être formés (IUFM, formation continue), les élèves doivent être sensibilisés, les programmes et les manuels ne doivent plus passer sous silence les questions liées à l'orientation sexuelle et à l'identité de genre". "Ce sont en effet l'ignorance et les clichés qui constituent le terrain de l'homophobie, de la lesbophobie et de la transphobie ordinaires" estime l'association.

Si les associations peuvent obtenir un agrément auprès des rectorats pour effectuer des actions de sensibilisation en milieu scolaire, leurs demandes se voient très souvent refusées sous les prétextes les plus fallacieux : dossiers non parvenus, manque de pièce, ou encore, sous prétexte que le but de l'association n'est pas en adéquation avec la mission de sensibilisation.

SOS homophobie met également en question l'usage font les autorités rectorales des trois circulaires ministérielles qui ont mis la lutte contre l'homophobie dans les établissements scolaires à l'ordre du jour et recommandent l'intervention d'associations partenaires si possible agréées.
Bien qu'ayant reçu l'agrément d'une Académie, SOS homophobie, victime comme les autres associations de tracasseries et de refus pour une autre demande, va intenter un recours devant le Tribunal Administratif et se joindre à la saisine de la Haute Autorité de Lutte contre les Discriminations et pour l'Égalité (HALDE), faite par l'association Couleurs Gaies sur le refus d'agrément qu'elle a reçu de l'Académie de Metz.

L'intégralité de cette étude est disponible sur notre site web http://www.sos-homophobie.org

SOS homophobie
c/o CGL, 3 rue Keller, BP 255, 75524 Paris cedex 11
www.sos-homophobie.org

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