28.08.2007

Télé gay: PinkX prend le pas sur PinkTV

A partir du 4 septembre, PinkTV cède la plus large part de son temps d'antenne à PinkX, 5 heures de films X accessibles par abonnement. PinkTV ne diffusera plus que 2 heures de programmes, mais en soirée et en clair.
E-llico l'évoquait en juillet dernier: en raison de l'échec de sa recapitalisation, PinkTV va devoir proposer une nouvelle programmation qui ressemble fort à celle de la dernière chance, à partit du 4 septembre.

Tous les soirs, PinkTV diffusera en clair de 22 heures à minuit, un condensé de programmes présentés comme "originaux et décalés" par le service de presse de la chaîne sans qu'elle en précise le contenu exact. Ensuite, PinkTV s'effacera au profit de PinkX, pour la nuit, avec la programmation de 5 heures de films pornos. Le reste du temps, Pink n'émmettra plus.

La formule arrêtée par la direction de la chaîne est bien loin de celle soumise au CSA l'hiver dernier et qui prévoyait une programmation en clair toute la journée pour mieux capter le marché publicitaire, avant les deux heures habituelles de films X. Pink renverse totalement l'offre et devient, de fait, une chaîne porno qui propose une sorte de "bonus" tous publics en clair entre 22h et minuit.

Que seront ces "deux heures de glamour et d’impertinence, alliant divertissement culturel, séries déjantées, art de vivre et proximité, deux heures pour connaître tous les secrets de la richesse, de la diversité et de l’originalité de la vie gay" comme les présente un communiqué de la chaîne? En fait, des programmes rediffusés dont Pink a acquis les droits et qui ont déjà été archi-programmés et non de programmes "frais" comme la communication de Pink tend à le faire croire.

Ces programmes ne seront inédits que pour les non-abonnés à Pink puisque tout le monde pourra recevoir cette offre dans une semaine, PinkTV émettant en clair deux heures durant. Personne, bien entendu, ne se plaindra de cette nouveauté.

A partir de minuit et jusqu’à 5h du matin, il faudra avoir souscrit un abonnement de 9 euros à PinkX pour profiter des 2 films X gay difusés chaque soir.

> Un échec financier

Si Pink se replie peu ou prou vers un format X payant, c'est que la chaîne gay n'a pas réussi à boucler le tour de table de son appel à recapitalisation qui lui aurait permis de rester cette mini-généraliste qu'elle se proposait d'être à son lancement.
Selon des informations du Figaro, elle aurait accumulé une dette de 4,5 millions d'euros. Les perspectives sont donc très limitées pour la chaîne qui ne compte plus que quatre salariés (dont son président).
Déjà, la saison 2006/2007 a été composée de redifussions en boucle 24h sur 24. Cette fois, la chaîne réduit encore la voilure avec 2 petites heures de programmes quotidiens.
Pink joue sans doute là sa dernière carte.

Télé: freegaytv, la premère télé perso gay


A signaler le lancement de la première chaîne communautaire gay (hétéro friendly) sur la TV Perso de Free: freegaytv.
4 émissions par semaine sont proposées qui reçoivent beaucoup de messages d'encouragements selon l'équipe. "Et à chaque diffusion, nous sommes les premiers en audience", se félicite encore les pionniers de la télé perso gay.

Côté émission, vous pouvez suivre:

-Le mercredi soir: "Confessions Nocturnes entre amis" (en direct)

-Le vendredi soir: "93 bis faubourg" (remake de la célèbre émission de Thierry Ardisson). "Nous recevons des personnes membres d'association importantes à dîner chez nous. Tout est retransmis en direct avec à la fin du repas, une partie tchat entre les téléspectateurs et les associations" expliquent les auteurs du programme.

-Le dimanche midi: "Gay Cuisto", une recette simple et rapide.

-Le dimanche soir: "FreegayTv invite ses amis". Soirée entre amis avec intéractivité entre les spectateurs et l'équipe.

www.freegaytv.fr

27.08.2007

sortie de la dixième muse

Au sommaire du n°28 du mag’ des filles qui aiment les filles

>En couverture

Sarah Bettens : rencontre avec une icône

Pendant dix ans elle a partagé la scène avec son groupe K’s Choice. En 2005, Scream, son premier album marquait le début de sa
carrière solo. Aujourd’hui Sarah Bettens nous revient avec Shine, un deuxième opus produit par l’américain Brad Wood, qui a travaillé avec Placebo et les Smashing Pumpkins. Un album vrai, sensible et engagé, à l’image de son interprète, qui sortira en octobre prochain.
Définitivement séduite, La Dixième Muse est ravie de vous faire partager sa rencontre avec l’artiste.


>Dossier

Les Etoiles roses d’Hollywood Boulevard

La journaliste Diana Mc Lellan publie en 2000 un livre explosif, peu connu dans l’hexagone et non traduit, The Girls, Sappho goes to Hollywood, révélant un formidable secret, le lien occulte unissant les grandes rivales hollywoodiennes, Greta Garbo et Marlène Dietrich. Les deux stars ont toujours assuré ne s’être jamais rencontrées avant leur présentation officielle en 1945 par Orson Welles. Pourtant, en visionnant The Joyless Street, film où Greta Garbo tient un rôle en 1925, Diana a la surprise de reconnaître la novice Marlène Dietrich, teinte en brune et inexplicablement absente de la distribution. Pourquoi ce mensonge ? Que dissimulent les deux actrices ?


>Evènement


Loveball 2007 de Barcelone

Pour la seconde fois Barcelone a accueilli le Loveball qui est, à ce jour, le plus grand évènement clubbing gay européen. Tatiana Potard y était et vous raconte tout !


>Témoignage


Catherine Tanvier monte au filet


Elle était la meilleure tenniswoman française des années 1980. Professionnelle à quinze ans, vingtième mondiale à dix-neuf, elle a ensuite décliné, le corps brisé par des cadences infernales. Dans « Déclassée », Catherine Tanvier nous parle avec émotion de son frère hémophile décédé du Sida, du père violent et tyrannique qui l’a menée à la ruine et de sa lente déchéance sociale. Un livre bouleversant de sincérité. Interview-vérité.



>Mode


4 filles, 4 styles

Emilie Jouvet, artiste militante, joue avec les genres masculin et féminin : ses photos représentent une diversité lesbienne teintée d’humour et d’érotisme.


>Interviews


Ysa Ferrer, Joy Pinkeo 

 
> Et toujours, toutes les sorties littéraires, ciné et dvd, musique, les chroniques, les rubriques sexe, sport, association, droit et portfolio, sans oublier la nouvelle, le test, l’horoscope, les bonnes adresses, le courrier lectrices, les petites annonces… et la boutique des Muses.



 

 
site : http://www.ladixiememuse.com/

25.08.2007

Salon International Gay, Lesbien & Friendly

 

23.08.2007

John Travolta joue les mères de famille dans Hairspray

«Hairspray», le remake musical du film culte de John Waters fait preuve d’un dynamisme et d’une joie de vivre à toute épreuve et offre à John Travolta un étonnant contre-emploi de mère de famille, rôle où il succède à Divine. Une fable sur la tolérance à découvrir en salles à partir du 22 août.
Le retour en grâce de la comédie musicale se confirme, et les allers-retours scène-écran se multiplient dans tous les sens : spectacles de Broadway transformés en films (« Chicago » ou « Dreamgirls »), ou longs métrages transposés sur les planches (« Le roi lion », qui atterrira dans un théâtre parisien en octobre). Le cas de « Hairspray » est un peu particulier puisque le film de Adam Shankman est (comme « Les producteurs » il y a peu) l’adaptation d’une comédie musicale à succès qui était elle-même une version chantée-dansée d’un film non musical. En moins de vingt ans (le film original date de 1988), Hairspray » aura donc fait le voyage dans les deux sens, avec à chaque fois la même réussite publique et critique.

Car le succès sourit à cette fable située dans les sixties puisque le premier film marqua un infléchissement plus grand public dans la carrière de son auteur, le trublion John Waters, spécialisé jusque-là dans un cinéma queer et underground au mauvais goût assumé dont l’icône n’était autre qu’un travesti obèse et sans complexes, Divine, dont « Hairspray » sera le dernier rôle. Avant de jouer cette mère de famille aux blouses à fleurs très seyantes (!), Divine avait apporté sa folie baroque et ses outrances — allant jusqu’à manger une crotte de caniche fraîche à la fin de « Pink flamingos » en 1972 — au cinéma déjà passablement barré de Waters.

Plus consensuel, plus lisse en apparence, « Hairspray », avec son histoire d’adolescente boulotte voulant à tout prix s’inscrire à une émission de télé dont les participants doivent montrer leurs talents de danseurs et se trouvant confrontée à tout un tas d’obstacles (jalousie d’une camarade de lycée, problèmes liés à son physique hors normes, prise de conscience du racisme ambiant et de la ségrégation régnant aux USA, etc.), avant de concrétiser son rêve dans un final délirant.

En 2002, le film choucrouté (et déjà très musical) de Waters se voit ajouter une vingtaine de morceaux chantés-dansés et se retrouve sur la scène de Broadway où il triomphe des mois durant avec, dans le rôle d’Edna Turnball (celui que tenait Divine) un autre comédien très queer : l’acteur-auteur de « Torch song trilogy », Harvey Fierstein.
Dans le remake cinéma qui sort en cette fin d’été, c’est le bien moins homophile (combien de démentis concernant les rumeurs sur son homosexualité ?) John Travolta qui endosse les tenues d’Edna. La star en profite pour renouer avec le genre qui l’a révélé il y a trois décennies, la comédie musicale : depuis « Grease » et « La fièvre du samedi soir », il ne s’y était presque plus risqué.

> Hairspray: le film

Signé par un chorégraphe, « Hairspray » n’est jamais aussi enthousiasmant que dans ses moments chantés et dansés. Et ça tombe bien car cette adaptation d’une comédie musicale de Broadway en compte une vingtaine qui revisitent avec énergie et humour les rythmes et les looks (ah ! les coiffures choucroute ! oh les robes à volant ! eh, les yeux ultra maquillés !) des sixties. Pour le reste, on s’amuse beaucoup face à cette histoire loufoque où une gentille jeune fille un peu trop enrobée rêve de faire valoir ses talents de danseuse dans une émission à la mode… Au passage, cette fable pimpante et ses très fantaisistes personnages stigmatisent (dans le droit fil du discours queer de John Waters) le racisme et les discriminations envers toutes les différences : c’est dire si le bonheur est total.

« Hairspray », de Adam Shankman, avec John Travolta, Nikki Blonski, Michelle Pfeiffer, Queen Latifah. Sortie le 22 août.


Déportation des homosexuels: le gouvernement souhaite une plaque commémorative

Le secrétaire d'Etat à la Défense chargé des Anciens combattants, Alain Marleix, souhaite qu'une plaque commémorative soit dévoilée en 2008 pour les déportés homosexuels, ont indiqué lundi ses services.
Alain Marleix "soutient l'initiative de l'association 'Les Oublié(e)s de la Mémoire' qui souhaite voir apposer une plaque commémorative en souvenir et hommage aux déportés français et étrangers pour motif d'homosexualité", a déclaré le secrétariat d'Etat lundi dans un communiqué.
"Cette plaque pourrait être fixée sur le Mur du souvenir du camp de concentration du Struthof" (Bas-Rhin), a-t-il précisé.

La demande de l'association "sera soumise prochainement, pour avis, à la commission exécutive" du Struthof qui rassemble d'anciens déportés et internés, a ajouté Alain Marleix souhaitant qu'une plaque puisse être dévoilée dès 2008.

Parmi les déportés pour motif d'homosexualité au Struthof figurait Pierre Seel, décédé en 2005 et qui souhaitait qu'à côté des plaques rendant hommage aux différentes catégories de victimes, les déportés homosexuels soient représentés. Plusieurs associations LGBT portaient cette revendication depuis plusieurs années comme le Mémorial de la Déportation Homosexuelle.

Pierre Seel, qui avait témoigné de sa déportation dans un ouvrage autobiographique, avait perdu au Struthof son ami dévoré par les chiens des SS en 1941.

Le camp du Struthof, érigé en 1941, fut le seul construit par les nazis sur le territoire français, l'Alsace étant à l'époque territoire annexé par l'Allemagne. Environ 52.000 personnes y furent déportées et près de 22.000 y périrent.

> Une reconnaissance d'Etat longue et difficile

Grâce à l'action de personnalités comme Jean Le Bitoux et d'associations comme le Mémorial de la déportation homosexuelle, les Flamands roses, l'Inter-LGBT ou Homosexualités et socialisme, la France a reconnu la déportation homosexuelle le jeudi 26 avril 2001 par l'intermédiaire de Lionel Jospin, alors Premier ministre.

En 2005, Jacques Chirac, alors Président de la République a, à son tour, fait un pas supplémentaire vers la reconnaissance des déportés homosexuels par État.
La proposition faite par le secrétaire d'Etat chargé des Anciens combattants de Nicolas Sarkozy s'inscrit dans ce chemin long et difficile. Il reste d'ailleurs encore à la faire valider par la commission exécutive du Struthof qui rassemble d'anciens déportés et internés.

Mais, cette reconnaissance n'est pas encore effective dans tous les départements : si de pus en plus d'associations LGBT locales peuvent participer officiellement aux cérémonies du souvenir de la déportation le dernier dimanche d'avril, d'autres sont encore rejetés manu militari.

En France, on est encore loin des monuments commémoratifs spécifiques de la déportation homosexuelle, comme aux Pays-Bas ou le projet en cours de réalisation à Berlin.

20.08.2007

Paris-IDF: le Centre LGBT se tourne vers les jeunes en questionnement de 16 à 25 ans


Le Centre Lesbien Gay Bi et Trans Paris-IDF va lancer un nouveau projet  de 16 à 25 ans, autour d'activités de loisirs gratuites, le mercredi de 15 à 20h à partir du 19 septembre.
Le Centre souhaite, cette année, consacrer une partie de son temps et de son investissement spécifiquement à la nouvelle génération. "Nous sommes en effet sensibles aux difficultés que les jeunes LGBT peuvent connaître au sein de leur entourage familial, amical, scolaire ou professionnel, explique Christine Le Doaré, présidente du CGL. Contrairement à ce que certains peuvent croire, être LGBT ne signifie pas toujours «voir la vie en rose»; nous ne le savons que trop bien. Nous souhaitons que les jeunes puissent aussi s'appuyer sur les efforts passés en matière de reconnaissance, pour se construire et s'assumer, afin de trouver leurs propres modes de vie".

L'équipe du CGL pense que le meilleur moyen d'agir dans cet objectif, est le loisir. "De façon implicite, celui-ci invite au contact, à la communication et de toute évidence, au bien-être. Au besoin, les liens ainsi créés faciliteront une orientation vers nos spécialistes ou autres experts sensibles aux questions LGBT" développe Christine Le Doaré.

L'étude par questionnaire des loisirs des jeunes LGBT lancée au début du mois d'août, l'a aidé à imaginer un panel d'activités variées, allant du jeu de société aux ateliers créatifs (cuisine, customisation, etc.), en passant par des sorties au cinéma et des après-midi sportifs. "Nous avons aussi l'intention d'organiser des ateliers autour du thème LGBT (courts-métrages, création de jeux, etc.). En salle ou en plein air, intellectuelle ou physique, toutes les activités que nous proposons seront encadrées par un jeune animateur et financièrement prises en charge par le centre" indique encore l'équipe du CGL.

Le seul problème réside dans le fait que les mineurs de 18 ans devront fournir une autorisation de leurs parents ou tuteurs. Une condition légale incontournable, bien sûr, mais qui laisse les jeunes en difficulté profonde avec leur famille à l'écart du dispositif.

Pour participer, les jeunes intéressés peuvent s'inscrire en se déplaçant au Centre ou en adressant un mail à l'attention de Guillaume, à l'adresse suivante : contact@cglparis.org, en précisant en objet : «Mercredi des jeunes». Les moins de 18 ans devront fournir une autorisation de leurs parents/tuteurs.

Pour plus d'information, contacter Guillaume animateur en charge du projet : guillaume_cglparis@yahoo.fr

e-llico

14.08.2007

Le grand pique-nique -désormais annuel- des associations se déroulera le 26 août prochain au Bois de Vincennes.



Le grand pique-nique -désormais annuel- des associations se déroulera le 26 août prochain au Bois de Vincennes.
Depuis 2004 le rendez-vous réunit près de 100 personnes qui viennent pique-niquer pour clôturer l'été. Toutes les associations gays et lesbiennes bi et trans et queer sont invitées à cet après-midi champêtre.

"Une occasion de se rencontrer dans un cadre différent, de se connaître, de se reconnaître dans une ambiance agréable et conviviale" selon les organisateurs de l'évènement.

Chaque convive est invité à venir avec son panier repas.

Le rendez-vous est fixé devant le château de Vincennes (côté esplanade) à 13h.
A 13h30 précise, direction le bois dans l'allée gay située à environ 10 mn de marche.
Pour les retardataires, rendez-vous directement au pique-nique.

Plan sur: http://www.l-igloo.org/mpicnic.html

Associations


L’Association Mondiale de Femmes Motardes (en France) est une filière de la WIMA (Women International Motocycle Association) créée en 1950.
 
- Voir site : http://assmondialedemotardes.hautetfort.com/
 
 
Sophie & Caroline vous proposent des week-ends « camping ». Si ça vous intéresse, n’hésitez pas à nous contacter !
 
- Voir site : http://enroutesimone.blogspot.com 

Homos âgés: recherche de témoignages

août 2007

En prévision d'un débat public, qui sera organisé à l(automne 2007 à Montpellier, sur le vécu et l'acceptation de la vieillesse chez les lesbiennes, gais, bi et trans, le Collectif contre l'homophobie recherche des témoignages de personnes concernées (sur l'accueil reçu dans la vie courante et dans le milieu familial, médical, gay et lesbien), des informations sur des structures mises en place en France et/ou à l'étranger (maison communautaire, maison de retraite privée ou publique), des initiatives permettant de briser la solitude et l'isolement

Pour témoigner et/ou pour être informé(e) de la date du débat, vous pouvez écrire à :
Collectifcontrelhomophobie@hotmail.com
ou Collectif contre l'homophobie : 9 rue Joachim Colbert. 34000 Montpellier

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