05.02.2010

Le temps d'une pause

Nous nous déconnectons pour une semaine de vacances loin du "bruit et de la fureur" d'un monde en mutations. Vous pouvez en profiter pour relire les notes de l'année, consulter les archives et laisser si le coeur vous en dit des commentaires que les FRaC auront grand plaisir à lire et auxquels je ( karine )vous répondrai dès mon retour.

Le passage du blog au site dont je vous ai déjà parlé récemment est en cours. Le temps manque même si l'énergie et l'envie sont toujours là.Donc tranquillement en fonction de notre disponibilité sur le net et de nos rythmes respectifs, Nat' et moi nous pencherons sur le passage de relai de http://fillesreussiesandco.hautetfort.com à  http://fillesreussiesandco.e-monsite.com

En attendant nous activons la touche pause et vous disons à très bientôt,

Nateka 

Luc Chatel veut en finir avec les discriminations à l’école.

 "Je veux que la lutte contre les discriminations soit le chantier prioritaire de l'Éducation nationale en 2010", a-t-il déclaré mercredi en clôture du 6e forum de la Fondation Wyeth pour la santé des enfants et des adolescents à Paris.

Le ministre compte bien s’attaquer "à l’ensemble des discriminations" et annonce que ce combat s’inscrira dans la circulaire de rentrée 2010. Il souhaite engager avec la communauté éducative (les organisations lycéennes, syndicales, mais aussi le monde associatif), une réflexion devant aboutir à "des mesures concrètes pour faire reculer quatre formes de discriminations fondées sur le sexe, l'orientation sexuelle, l'origine et le handicap".

Source : AEF

 

Naître on ne pas naître homo

On naît homosexuel, on ne choisit pas de l'être, soutient un chercheur belge

L'homosexualité est génétique et n'est pas une déviance, comme le soutient le Vatican, a affirmé jeudi le chercheur belge, Jacques Balthazart à l'occasion de la parution de son livre "Biologie de l'homosexualité. On naît homosexuel, on ne choisit pas de l'être".

 

"Une partie des facteurs de l'homosexualité est génétique, c'est la partie que l'on connaît le moins bien", a-t-il expliqué dans un entretien avec l'AFP à l'occasion de la parution de son livre "Biologie de l'homosexualité. On naît homosexuel, on ne choisit pas de l'être".

"On a beaucoup plus de données sur la partie hormonale de ces facteurs. Il y a enfin une partie immunologique, une réaction immunitaire développée par la mère contre l'embryon de sexe mâle" qui affecterait les préférences sexuelles, soutient-il.

Spécialiste en neuro-endocrinologie du comportement, Jacques Balthazart (photo) reconnaît vouloir s'attaquer aux thèses selon lesquelles l'homosexualité est due à des raisons psychanalytiques.

Le Vatican est sur cette ligne. "On ne naît pas homosexuel, mais on le devient. Pour différentes raisons, des questions d'éducation, parce qu'on n'a pas développé sa propre identité au cours de l'adolescence", a ainsi affirmé en décembre le cardinal Javier Lozano Barragan, ancien ministre de la santé du pape.

Jacques Balthazart veut s'adresser au grand public. Il affirme avoir rassemblé un "faisceau d'indices suffisants" de "facteurs biologiques potentiellement impliqués" dans la détermination des comportements sexuels dès avant la naissance, et qui ne dépendent pas du sexe du bébé.

"Il était temps de rééquilibrer la balance. En dépassant le conflit stupide inné/acquis ou nature/environnement. Car tout est interaction entre les deux. Sur une base scientifique, je voulais aussi démonter les croyances selon lesquelles l'homosexualité serait une maladie, une perversion, une déviance", soutient-il.

Mis en ligne le 05/02/2010 par E-llico

04.02.2010

«Aimer simplement»: une nouvelle campagne contre l’homophobie dans les facs

«Qu'on soit lesbienne, gay, bi, trans, hétéro… on est toujours différent quand on aime». C'est le message délivré par des affiches diffusées prochainement dans les facs à l'occasion de la Saint-Valentin. TÊTU vous les dévoile en avant-première.

 

 

Deux garçons, deux filles, un garçon et une fille… Trois possibilités. Cette jolie campagne de sensibilisation contre l'homophobie et pour le respect des différences offre une version modernisée du Baiser de l'Hôtel de ville, l'éternel cliché amoureux signé Robert Doisneau.

«Si les amoureux de l'Hôtel de Ville sont parfaitement légitimes, ils ne sont pas pour autant plus "normaux" que d'autres», lancent des organisations de jeunesse, étudiantes et LGBT qui ont revisité ce chef-d'œuvre pour réaffirmer que quelque forme que prenne l'amour, il s'agit toujours d'aimer, tout simplement.

Au total, 8.000 affiches et 10.000 flyers pourront être diffusés pendant la semaine de la Saint-Valentin, principalement dans les universités, grandes écoles, ainsi que plusieurs lycées de la région parisienne. Et ce, grâce à la coopération de la fédération mOules-frItes (qui regroupe des assocations de jeunes et étudiants LGBT), et le CAÉLIF (Collectif des associations étudiantes LGBT d'Ile-de-France). Ils sont rejoints cette année par le MAG, la Mutuelle des étudiants et le réseau national des associations étudiantes Animafac.

Voici la compilation des trois affiches de la campagne «Aimer simplement»:

Source : TETU

«Le Baiser de la lune»: tollé après l'opposition du ministre de l'Education

Syndicats enseignants, fédérations de parents d'élèves, associations de lutte contre l'homophobie et pour les droits LGBT... De nombreuses voix se sont élevées pour dénoncer l'opposition de Luc Chatel à la diffusion du dessin-animé sur le thème de l'homosexualité en primaire. Compte-rendu.

 



C'est le tollé dans une grande partie du monde éducatif, et parmi les associations de lutte contre l'homophobie. Motif? Le refus opposé ce matin par le ministre de l'Education nationale à la diffusion dans les écoles du dessin-animé qui aborde poétiquement le thème de l'homosexualité.

Luc Chatel a estimé sur RMC que ce court-métrage d'animation en cours de fabrication, «Le baiser de la lune», une histoire d'amour entre un poisson-chat et un poisson-lune destinée par ses auteurs à devenir un outil pédagogique, n'avait «pas vocation à être projeté en primaire».

«Il faut agir très tôt»
Aussitôt, le Collectif éducation, composé des fédérations syndicales enseignantes FSU, Sgen-CFDT, Unsa-Education et Ferc-CGT, des parents d'élèves de la FCPE, des lycéens de l'UNL et de la Fidl et des étudiants de l'Unef, a «appelé solennellement le ministre à revenir sur ses déclarations». Pour eux, la lutte contre l'homophobie et les discriminations doit commencer «dès l'école primaire», car «tout montre que c'est très tôt, avant que les stéréotypes et les comportements discriminatoires soient intériorisés, qu'il faut agir».

De leur côté, les associations SOS-Homophobie et Inter-LGBT ont qualifié de «regrettable» le discours de Luc Chatel qui «s'aligne ainsi sur celui tenu par des mouvements de droite ultraconservateurs». Christine Boutin, présidente du Parti chrétien-démocrate, ainsi que le Collectif pour l'enfant, une association de «défense de la famille» avaient en effet interpellé le ministre au début de la semaine, pour qu'il interdise ce projet de sensibilisation, destiné aux enfants de CM1 et CM2. L'une invoquait «la neutralité de l'Education nationale», l'autre dénonçait «une intrusion dans l'intimité de jeunes enfants». Et le ministre semble leur donner raison à travers sa prise de position. Christine Boutin s'est d'ailleurs réjouie de cette décision, car, selon elle, «ce film n'est pas un film de lutte contre les discriminations, mais un film idéologique».

Fort taux de suicide chez les jeunes homos
SOS-Homophobie et l'Inter-LGBT en appellent donc au ministre «pour qu'il affirme la nécessité d'aborder les relations amoureuses dans leur diversité dès l'école primaire, et soutienne le projet "Le baiser de la lune" ainsi que toute autre action, privée ou publique, qui aiderait à une meilleure acceptation de l'homosexualité à l'école».

Toutes ces organisations soulignent que le fort taux de suicides et tentatives des adolescents homos s'explique, notamment, par les comportements homophobes et par l'intériorisation par ces jeunes d'un «déni voire un dégoût d'eux-mêmes».

Source : Tetu